Une ambition : retarder le moment de la dépendance
« Demain est plus intéressant que le passé », pourrait être la devise du Professeur Baulieu. Longévité, cerveau, stéroïdes sont ses trois mots-clés du moment.
Nous faisons face à une révolution démographique implacable. La moitié des enfants nés après 2000 parviendront à l’âge de 100 ans. Ceux qui auront 85 ans, seront pour la moitié d’entre eux seront atteints par une démence sénile irréversible : ils « n’auront plus leur tête » !
Il y a encore un demi-siècle, on mourait rapidement, assez jeunes d’une maladie infectieuse. Au XXIème siècle, on mourra lentement, beaucoup plus tard, de cancers et de maladies dégénératives attaquants le cerveau, en particulier. Les personnes atteintes deviendront alors dépendantes, avec des conséquences dramatiques pour elles et leur famille. C’est pourquoi le Professeur Baulieu a créé un Institut, qui a pour vocation de financer les recherches qui permettront de corriger les facteurs qui causent ou accélèrent les affections du système neurologiques.
Parvenir à retarder, ne serait ce que d’un an, la survenue de la dépendance pour seulement 10% des personnes victimes de la maladie d’Alzheimer, représenterait pour la collectivité française une économie de 1 milliard d’euros.
Au regard de cet objectif les sommes nécessaires aux recherches auxquelles l’Institut Baulieu veut s’atteler immédiatement, de l’ordre de 4 millions d’euros, pour un premier programme de trois ans, sont une goutte d’eau, à la portée, il le croit, de quelques mécènes.







